La sortie de la crise sanitaire a entraîné une forte reprise économique, qui a fait grimper les prix ces derniers mois. Ce type d’inflation est inquiétant, mais ce n’est pas forcément un obstacle, tant qu’il ne dépasse pas un certain seuil…

Qu’est-ce que l’inflation ?

L’inflation est selon l’INSEE se définit comme : la perte du pouvoir d’achat de la monnaie qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix. Une inflation peut être causée par plusieurs facteurs.

Tout d’abord l‘inflation par l’offre : si la demande augmente plus rapidement que l’offre des biens les prix augmentent logiquement par la raréfaction du produit.

Ensuite, l’inflation par les coûts : l’augmentation des coûts supportés par les entreprises se répercute sur les prix des biens et services, qui à leur tour augmentent. Il peut s’agir d’une augmentation des produits importés ou des coûts de production.

Enfin, l’inflation par la sur-production de monnaie permet de tisser un lien entre la masse monétaire en circulation et l’augmentation des prix. Plus la circulation est importante, plus les prix augmentent à cause d’une dépréciation de la valeur monétaire. Afin de calculer les écarts d’une année sur l’autre, on prend en compte des types de biens variés comme l’énergie, le tabac, les services…

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Quelle est la situation actuelle de l’inflation ?

Si l’on parle tant d’inflation aujourd’hui, c’est que tous les indicateurs sont formels : une hausse rapide et nette s’observe vis-à-vis des années précédentes. En France, les prix ont augmenté en général de 2,1 % en seulement un an. Avec en tête de liste l’énergie +14,4 % suivie par le tabac +4,8 % et les services et l’alimentation qui présentent une augmentation respective quant à eux de 1,5 % et 1 %.

Lorsqu’elle devient trop puissante et incontrôlable – c’est ce qu’on appelle l’inflation galopante – les prix peuvent conduire à de graves crises économiques. Mais, au contraire, une inflation trop faible peut être tout aussi mauvaise. Jusqu’à ce que le prix continue de baisser, on parle aussi de « déflation ».

Ensuite, les agents économiques reportent leur décision d’achat à plus tard, et l’ensemble de l’économie tombera dans la dépression. Ainsi, une « bonne » inflation est une inflation maîtrisée, par exemple entre 0,5 % et 2 %. La Banque centrale européenne (BCE) définit également un objectif d’inflation de 2%, ce qui constitue une « marge de sécurité » pouvant compenser la déflation qui peut survenir dans certains pays.

Les causes de l’inflation

Les récents taux élevés d’inflation sont la conséquence d’un changement de situation. Il y évidemment une corrélation entre la reprise économique et la sortie de la crise du Covid-19. En mars 2020 les indicateurs présentaient 0,5% d’inflation. En effet, la pandémie a fortement perturbé le marché de l’offre et la demande en restreignant les possibilités de consommation. Le confinement et ses effets sur les différents marchés ont ralenti la demande et donc la consommation globale. Aujourd’hui, la demande repart de plus belle alors que l’offre stagne plus ou moins.

Cependant ce n’est pas la seule explication. L’énergie dans l’équation de l’inflation est souvent la pièce maîtresse. En effet, c’est souvent l’énergie qui est mise en cause lorsqu’il y a de l’inflation car elle présente les prix les plus volatiles. Cette inconstance, liée à une fragilité et une variabilité importante du prix déséquilibre la balance.

 

Un rapport de CRTgaz indique qu’une baisse de 7% de la consommation en gaz liée notamment au climat s’ajoute à l’équation. 2020 ayant été une année particulièrement chaude (la plus chaude depuis 1900). Face à la baisse de consommation, les importations de gaz ont chuté ; raréfiant en parallèle l’offre.

Les conséquences de l’inflation sur l’immobilier

L‘inflation touche tous les secteurs et le secteur de l’immobilier n’est pas en reste face à ce dérèglement. Les conséquences: hausse générale des prix.

Aux Etats Unis, l’inflation sur la période de janvier – octobre 2021 est à 6.2 % selon l’indice de CPI. Sur la même période en Russie est de 7.8 %.

En zone euro l’inflation est de l’ordre de 4.1 % au mois d’octobre selon la même source.

 

L’inflation creuse un fossé entre le capital et les revenus

Dans le secteur de l’immobilier, l’inflation pose problème pour le grand public.

Comme consultable dans le tableau ci-dessus, le prix du mètre carré augmente de manière exponentielle, les prix ont en moyenne doublé en 10 ans dans les pays européens. En parallèle, les salaires quant a eux n’ont que très peu évolué (surtout en France).

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